Thursday, October 6, 2011

Maretlly, sans regret

Le président Michel Joseph Martelly, n’entend pas s’excuser auprès de la presse haïtienne après le juron lancé à un journaliste de Scoop FM, lundi dernier.       
Le président Martelly (au premier plan) lors d'une rencontre avec des responsables de médias au Palais national
« Je n’ai pas aimé la façon dont j’ai été abordé ; j’ai répondu, et c’est fini », a répondu le chef de l’Etat à une un journaliste du quotidien Le Nouvelliste.  


Michel Martelly a débité, lundi dernier, des insultes d’une extrême trivialité en menaçant d’injurier la mère du journaliste, Germain Étienne, qui l’interrogeait avec insistance sur l’institution non encore effective du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).  

  
« Attention, si vous persistez, je vous dirai …votre mère », a lancé très agacé le chef de l’Etat en marge d’une cérémonie officielle organisée à l’école nationale de Tabarre pour marquer la réouverture des classes.


Plusieurs associations de journalistes et de médias exigeaient des excuses publiques du président de la République. Martelly n’a éprouvé, finalement, aucun sentiment de regret.

Tuesday, October 4, 2011

L’ANMH : « Martelly doit faire l’effort de revêtir son statut de président »

L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) est hautement préoccupée par les sorties intempestives du Président de la République Michel Martelly qui détonnent avec son statut de Chef de l’État.

Max Chauvet (à gauche), Frantz Duval au milieu et Michel Martelly
Au cours de plusieurs manifestations publiques, le Président de la République a eu des échanges acides avec des citoyens où s’oubliant totalement, il va au-devant de la personne en question pour l’apostropher. Ces genres d’attitudes indignes d’un Chef d’État peuvent provoquer des incidents regrettables dont le pays peut faire l’économie.

Le Président de la République doit pouvoir se contenir en toute circonstance pour éviter des échanges verbaux avec des citoyens ou des autorités publics, même en cas de provocation. Monsieur Martelly doit faire l’effort de revêtir son statut de président à tout moment pour éviter de se donner en spectacle et mettre à mal son image et celle de la République.

L’ANMH réprouve en l’occurrence les agressions verbales dont le journaliste Étienne Germain de Scoop FM a été l’objet de la part du Président Martelly le 3 octobre 2011 quand, dans le plein exercice de sa fonction, le Chef de l’État a eu envers lui des paroles qui ne font pas honneur à sa fonction.

La Constitution et les Lois de la République garantissent la liberté de la presse, et les journalistes ont le droit de poser des questions à toute personne exerçant une fonction publique ou autre pour informer convenablement la nation. Si un responsable de l’État peut, dans une circonstance donnée, évacuer une question de la presse, le journaliste, en aucun cas ne doit être la cible de celui qui est dérangé par son travail.

L’agression de ce 3 octobre 2011 rappelle à la presse et à l’opinion publique un antécédent du genre au cours de l’année 2004 où un ancien Président de la République a privilégié la presse étrangère au détriment de la presse locale accusée elle-même de tous les quolibets ! L’ANMH souhaite que le Président Michel Martelly comprenne mieux ses prérogatives et les exigences de retenue de sa condition de Premier mandataire de la nation qui doit être un exemple de sérénité en rupture avec les postures intolérantes, une propension aux rixes, à la bagarre, aux propos grivois et obscènes.

Max CHAUVET pour le conseil de l’ANMH

Le président Martelly récupéra-t-il un jour ses nerfs?

La presse haïtienne a fait écho du juron lancé, dans la matinée du 3 octobre 2011, par le président Michel Martelly à un journaliste de Scoop FM. L'Association des journalistes (AJH) exige des excuses publiques du chef de l’État. Revue de presse.

 « Martelly serait-il un prédateur de la presse ? », s’interroge Radio Vision 2000 sur son site Internet, au lendemain du juron lancé à Germain Étienne, journaliste de Scoop FM. Le jeune reporter a confirmé avoir été la cible des propos désobligeants de la part du chef de l’Etat visant à attaquer l’intimité de sa mère. 

« Pa fè sa, siw ensiste map menm joure manman w wi », a lâché en créole le chef de l’État. « Attention, si vous persistez, je vous dirai …votre mère », est la traduction littérale faite par Radio Kiskeya qui a diffusé les extraits sonores dans son journal 4è (4 heures). Le président Michel Martelly, a rapporté Kiskeya, a débité des insultes d’une extrême trivialité en menaçant d’injurier la mère du journaliste, Germain Étienne, qui l’interrogeait avec insistance sur l’institution non encore effective du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ). 

« Ces conflits  arrivent souvent entre  les membres de la presse et le chef de l’Exécutif qui se veut un prédateur de la presse », a souligné Radio Vision 2000. Perçu comme un récidiviste, Michel Martelly devra s’excuser, estime l’AJH. « L'association exige des excuses publiques du président Michel Joseph Martelly qui a eu un autre écart de langage », a indiqué Jacques Desrosiers, le secrétaire général de la plus ancienne association de journalistes du pays cité par Le Nouvelliste. « Nouveau dérapage du président Martelly, l'AJH exige des excuses publiques », titre justement le quotidien plus que centenaire.

L'AJH, a souligné Jacques Desrosiers, est inquiète et souhaite vivement que le président de la République clarifie ses positions par rapport à la liberté de la presse et le droit des journalistes d'effectuer leur travail correctement.

Le président Martelly lance un juron à un journaliste

Caricature: Le Nouvelliste
Le Président Michel Martelly a débité, lundi, des insultes d’une extrême trivialité en menaçant d’injurier la mère du journaliste, Germain Étienne, qui l’interrogeait avec insistance sur l’institution non encore effective du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).  
 
« Attention, si vous persistez, je vous dirai …votre mère », a lancé très agacé le chef de l’Etat en marge d’une cérémonie officielle organisée à l’école nationale de Tabarre pour marquer la réouverture des classes.

Les nerfs de M. Martelly ont totalement craqué lorsque le reporter de Scoop FM, lui a fait remarquer qu’il n’avait pas prêté la même attention à sa question qu’à celle d’une journaliste étrangère dont la réponse a été donnée en anglais.

Il s’agit d’une bourde de plus de l’ancien chanteur de Compas « Sweet Micky », arrivé au pouvoir, il y a environ cinq mois, à l’issue d’une carrière artistique dissolue au cours laquelle la grivoiserie avait atteint des sommets.

Source: www.radiokiskeya.com

Saturday, October 1, 2011

Médias surveillés par une « armée ressuscitée » ?

Caricature: Le Nouvelliste


Les médias, au même titre que les bordels, font partie d’une liste d’entités qui, parait-il, retiendront l’attention du Service de renseignement de Michel Martelly au cas où le chef de l’État parvient à concrétiser son projet d’une nouvelle force armée en Haïti.

Sur un diagramme figurant à la page 12 d’un document qui présente les grands axes d’une politique de défense nationale, les médias font partie d'une liste d’entités sur lesquels le Service de renseignement national (SIN) redynamisé portera son attention.

Les médias sont en bonne compagnie avec les casinos, les hôtels et les bordels dans ce document dressant le plan d’une nouvelle force armée par l’administration Martelly.

Friday, September 23, 2011

Farah Menard laisse son éternel sourire en héritage

« Adieu Farah ! », titre avec peine Ticket Magazine qui consacre sa Une à Farah Ménard. Cette « dame de cœur » partie prématurément à 47 ans, selon radio Kiskeya, symbolisait parmi les siens la vie dans tout ce qu’elle a d’énergie positive et de générosité envers ses semblables. La communauté des médias et celle des artistes sont en larmes depuis la mort brutale de Farah Ménard dans un accident de la route survenue dans l’après-midi du 18 septembre 2011. « En héritage elle nous a laissé son sourire et son amour de la vie, qui font d'elle une immortelle », note Ticket qui a recueilli les témoignages suivants :
 
Joël Widmaer: " J’ai appris la nouvelle avec un sentiment de peine, de profonde tristesse. Farah était encore très jeune, et surtout pleine de vie. Elle transmettait son bonheur à tous ses voisins. Farah est le genre de personne qu'on ne croirait pas mourir un jour. J’avais déjà fait sa connaissance mais notre relation s’est amplifiée dans l’ambiance de la radio Métropole, où  l’on a collaboré bien avant le feuilleton V.I.P. C’était  une merveilleuse créature, une superbe comédienne, qui n’est plus malheureusement. J'ai appris à apprécier ses talents. C’était très facile de travailler avec elle. En plus de ca, Farah Ménard  était une véritable amie. Elle donnait sans réserve ses conseils et acceptait, sans problèmes, des critiques en retour. Je me rappellerai toujours de sa constante bonne humeur. Vraiment, on a perdu quelqu’un d’extraordinaire!"

Michel Chataigne:" Je connaissais Farah depuis plus d’une vingtaine d’années. Nos deux familles ont toujours été  très  proches. Farah savait apprécier mon travail et quelque part dans mes œuvres, il y a toujours eu son empreinte. Malgré le fait qu’on se connaissait depuis toutes ces années et qu’on était très proche, l'un de l'autre, ce n’est que récemment qu’on a commencé à travailler ensemble sur  une association pour les designers, un projet qu’elle ne finira, malheureusement, jamais. J’ai ressenti profondément de peine quand j’ai appris la nouvelle. C’était une personne pétillante, bourrée de vivacité.  Je me rappelle de son engouement pour la cosmétologie ; elle y a d'ailleurs été graduée. Je croyais qu'elle allait y faire carrière, mais après quelque temps de stage chez moi, elle a laissé tomber. Ces 25 dernières années de ma vie, je les ai passées aux côtés  de Farah. Le plus dur à croire dans la cause de sa mort, c’est qu’elle était une excellente conductrice. C’est une perte énorme pour le pays, déjà que notre société a un sérieux problème de ressources.  Farah était souriante. Elle adorait la vie, mais, malheureusement, aujourd’hui elle n’est plus."

Alexandra Cédoine: "J’ai eu la chance de travailler aux côtés de cette merveilleuse personne qu’était Farah Ménard. Sa compagnie était très agréable. Elle était vraiment quelqu’un de très spécial, crée par les deux mains de Dieu. Elle était très souriante, chaleureuse… Je vais longtemps regretter son départ. Bien que je reste persuader que Farah était trop vivante pour mourir. Je me rappelle cette fois ou j'étais très stressée avant une prestation et qu'elle m'a aidé  à reprendre confiance. J'aurai toujours une pensée spéciale pour elle avant de monter sur scène."

Joe Damas: " Farah Ménard  était une amie de vieille date. Les familles Ménard et Damas étaient très proches.  On s’est lié  plus amplement d’amitié à  sa rentrée de voyage en Afrique. Elle avait une très bonne diction, elle était, tout simplement, bourrée de talents. J’ai toujours su qu’elle se créerait une importante place dans la société ; effectivement elle ne m’a pas déçu. On a collaboré  plusieurs fois  et sur différents projets. Ensuite il y a eu V.I.P, une petite famille à laquelle on appartenait tous les deux. D'ailleurs à  V.I.P  elle a été la meilleure actrice. Elle a reçu un prix de Sophia Désir après que toute l’équipe eut voté à  l’unanimité. J’ai été très bouleversé par la nouvelle de sa mort. Farah Ménard était une personne chez qui la tristesse n’avait pas de place.  Elle était d'une franchise presque brutale et en retour attendait de même de ceux qui l’entouraient. Je l’appelais « Fafouille »,et elle me répondait toujours avec son grand sourire, « Mon Djo ». Je suis anéantie et nous le sommes tous d’ailleurs. Toute sa famille, ses amis. J’ai entendu Nadine Stephenson pleurer à  une station de radio. Je sais combien Sophia Désir  et Sandra Lobir- qui est aux Antilles actuellement-  sont effondrées  par la nouvelle. Les responsables de Radio Métropole pensent reprendre le feuilleton, et je pense que c’est une belle occasion pour que les plus jeunes apprennent à mieux connaître cette merveilleuse personne qu’était Farah."

Caleb Desrameaux: " Il m’est très difficile de croire que  Farah n’est plus. Je refuse d’y croire. Il existait entre nous  une belle et sincère amitié. J’aurais pu dire la même chose du point de vue professionnel, mais malheureusement on n’a pas eu  le temps de collaborer ensemble, comme c'était prévu, à Matin Caraïbes. Farah et moi avions toujours quelque chose à nous raconter. Je me demande pourquoi est-ce qu’il a fallu que Farah parte, une force supérieure  l’a voulu ainsi. Une chose est sûre, le jour des funérailles, je ne voudrais pas voir Farah couchée dans son cercueil, car cela atténuera l'image vivante que je garde d'elle dans ma tête. Mes sympathies à son père, qui est aussi un collaborateur et un ami. Je sais que ca va être pour lui très difficile de surmonter sa nouvelle situation, sans sa fille. Si ca peut te rassurer, Georges, sache que Farah ne mourra jamais."

Clarens Renois: " Il y a longtemps que j’ai fait la connaissance de Farah, mais nos chemins se sont recroisés  à  Télémax, où  l’on a travaillé pour la première fois sous le même toit.  Depuis  15 ans, ensemble on a travaillé sur divers projets, notamment à  V.I.P, et évidemment sur le plateau du film. Aujourd’hui, Farah n’est plus de ce monde. Elle est partie de façon tellement imprévisible! Et son départ a causé une déchirure dans mon cœur et dans le cœur de tous ceux qui l’ont connue. Toutes les années que j'ai passé auprès d’elle m'ont permis de retenir deux points importants de sa personnalité. Premièrement, Farah était humaine. Elle avait un cœur noble. Elle nourrissait une humanité que seules les personnes proches d’elle pouvaient connaître. Son sourire était sincère. Et en second lieu, Farah était dotée d'un professionnalisme qui lui permettait de réussir tout ce qu’elle entreprenait. Elle a laissé ressortir son talent dans tout ce qu'elle réalisait. C'était une bonne présentatrice, une excellente comédienne et une étonnante entrepreneure. En dehors de tout ca, Farah avait un amour sincère pour ses amis. Ca fait mal de parler de la mort d’une personne aussi jeune et pleine de vie."

Réginald Lubin: " J’ai beaucoup de mal à parler de Farah au passé. Hier encore elle répandait autour d’elle sa joie de vivre. Aux yeux de tous, elle s’est distinguée avec ses talents d’actrice et d’entrepreneure. Je l’appelais souvent  « La boulotte » à cause de ses rondeurs, mais ces derniers temps elle faisait beaucoup d’effort pour entretenir sa ligne. Farah était toujours tirée à 4 épingles. Elle avait une chaude personnalité et un réel  sens de l’humour. C’était une battante dotée d’une franchise déconcertante.  Je peux affirmer avoir eu l’honneur de travailler avec la merveilleuse actrice qu’elle était. Pour les 4 saisons, elle a d’ailleurs été la meilleure actrice de V.I.P. Elle a joué  un rôle beaucoup plus important encore dans la réalisation du film, car c'est elle qui se démenait auprès des sponsors. Farah était aussi le point commun qui a permis à  toute l'équipe de V.I.P de se rapprocher. En dehors du studio, elle prenait l’initiative d’organiser des petites fêtes chez elle où  nous nous réunissions tous pour parler et nous amuser. Son départ laisse un grand vide dans le cœur de sa famille et de ses amis. Mes sympathies à  sa fille Norah. Je reste persuadé que Dieu a déjà accueilli Farah auprès de lui."

Lemoine Bonneau: " J’ai connu Farah à la radio nationale où  je l’ai côtoyée pendant environ trois ans. Elle travaillait à la salle des nouvelles. La première chose que j’ai découverte chez elle a été son amour du travail. Elle aimait ce qu’elle faisait. Elle était également très  ouverte aux critiques et toujours prête à rectifier le tir. Après une remarque elle  disait merci  et on pouvait être sûr que jamais elle ne récidiverait. Farah faisait preuve de beaucoup de talents. Elle était présentatrice, mais aussi pouvait s’occuper de plusieurs autres fonctions  à la salle des nouvelles.  Elle savait comment mettre de l’ambiance. Farah était toujours en train de danser, de chanter et de faire rire les autres. Elle aimait la vie, et les activités mondaines. En clair Farah vivait pour elle."

Smoye Noisy: "On peut faire tout l’effort du monde pour ne pas se laisser prendre au dépourvu, mais la mort nous surprendra toujours. Je viens de confirmer le départ brutal et prématuré de notre collègue et amie, Farah. Heureusement qu’elle nous laisse ce grand souvenir aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle. Son dévouement, ses talents, et ses compétences nous manqueront à jamais. Adieu, l’artiste, tout un pays pleure ton départ."

Sophia Désir: " Farah et moi, on évoluait dans le monde des médias et on se connaissait de nom et de voix…Quand on s’est rencontrées, on a tout de suite sympathisé et le temps de le dire, nous sommes devenues amies.  Nous avons eu à travailler ensemble sur quelques projets dans le domaine de la publicité avant d’entamer une longue et intense collaboration dans le cadre du feuilleton radiophonique V.I.P dans lequel elle interprétait brillamment le rôle de Paola Delarue. Farah Ménard était un être humain exceptionnel. Une femme pétillante. Une amie solidaire. Une battante. Un visage qui aimait sourire. Une voix tonitruante. Farah incarnait la joie de vivre.  Elle était joviale et avait l’art de dérider ses amis. On aurait dit qu’elle s’attendait à cette fin précoce et elle s’arrangeait pour ne pas perdre ne serait-ce qu’une seconde de sa précieuse vie.  Elle a vécu avec une intensité proche de la rage. Oui, Farah aimait la vie et s’y accrochait de toutes ses forces. Quand j’ai appris la nouvelle de sa mort, j’ai ressenti une profonde peine. Cette tragédie vient nous rappeler à quel point la vie est fragile.  Mais à côté de ce mélange de chagrin et de remise en question, il y a un point positif à souligner : grâce à l’Internet aujourd’hui, on a l’impression qu’elle continue de vivre d’une certaine façon. Ses photos ont envahi la toile. On la voit sourire. On l’entend et on la voit bouger dans des extraits. Les témoignages fusent de partout et sont repris en chaîne par différents sites. Ce n’est certes qu’une mince consolation, mais c’est mieux que rien."

Propos recueillis par
Aceline René
Source : Ticket Magazine

Ultime hommage à Farah Ménard

Les funérailles Farah Menard, ancienne présentatrice de télévision et actrice, ont été chantées dans la matinée du vendredi 23 septembre 2011 à l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville.

Photo: HPN
La cérémonie s’est tenue « dans l’idée que Farah continue de vitre même après sa disparition physique », note HPN, le site d’informations dirigée par un ancien collaborateur de l’actrice du feuilleton radiophonique VIP (Vanité, Intrigue, Passion). « Farah ne meurt pas, mais elle rentrée dans la vie », a dit le célébrant principal, le père Jean Désinor, sous les yeux de Nora, la fille unique de la disparue. Tout en rappelant l’extrême fragilité de l’existence humaine, le prêtre a salué la charité et la sensibilité naturelle qui caractérisaient Farah Ménard dont il a regretté la brutale disparition.
  
« C’était une jeune femme pleine de vie, je pense qu’elle est partie un peu tôt », a témoigné Mario Viaux – directeur de radio Signal –, ancien collaboratrice de la défunte dans le feuilleton qui a connu un franc succès au début des années 2000 sur les ondes de radio Métropole.

Photo: HPN
« La mort de Farah est une grosse perte pour le milieu culturel haïtien », a déclaré la ministre ai de la Culture et de la Communication, Josseline Colimon Féthière lors de la cérémonie. L’ancienne ministre de la Culture et de la Communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a, pour sa part, résumé pleine de vie qu’était l’ancienne présentatrice et comédienne. « Farah aimait la vie », a souligné Mme Lassègue d'une voix enrouée dénotant une profonde tristesse.

Farah Ménard, 47 ans, incarnait Paola Delarue a rendue l’âme dans un tragique accident de la route le dimanche 18 septembre 2011 à Cabaret (35 kilomètres au nord de Port-au-Prince). Elle a été présentatrice de nouvelles à Télémax et à Télé Eclair et propriétaire d’une agence de publicité. 

Une exposition avait précédée la cérémonie religieuse à laquelle plusieurs personnalités, dont des proches et des amis de la défunte ont pris part. Ses funérailles seront suivies d’une soirée-hommage à Le Villate, Pétion-Ville.