Monday, November 14, 2011

Les Haïtiens attendent plus que des chansons

Depuis mai 2011, c’est une super star du Konpa, la musique nationale haïtienne, qui préside aux destinées d’Haïti. Un reportage signé Michel Dumont et Eric Bergeron de la chaîne ARTE.

Élu à la surprise générale avec 61 % des voix, Michel Martelly, Sweet Micky pour ses fans, est un ovni dans le monde politique haïtien. Facétieux, impulsif, ses dérapages verbaux et son style direct ont rendu difficiles ses six premiers mois de présidence. Dénonçant volontiers la "dictature législative", il a dû batailler cinq mois entiers pour enfin pouvoir former son propre gouvernement.

En attendant, le petit peuple haïtien est toujours dans la souffrance. Presque deux ans après le tremblement de terre, 600.000 personnes vivent encore sous des tentes de fortune. La reconstruction se fait attendre, seuls 40% des gravats ont été déblayés. Sur les 11 milliards d’aides promis par la communauté internationale, seul un tiers a été versé. Au fil des mois, Haïti retombe dans l’indifférence générale.

Michel Martelly, le Président chanteur, n’a encore rien fait. Pourtant, il demeure populaire. Mais les Haïtiens attendent aujourd’hui plus que des chansons.

ARTE Reportage
samedi, 19 novembre 2011 à 06:00
Pas de rediffusion
(France, 2011, 42mn)
ARTE

Sunday, November 6, 2011

Monsieur le Président, un peu de respect pour la presse…

Grand reporter d‘ARTE TV, Michel Dumont exige au président Michel Joseph Martelly, un peu de respect pour la presse. Et pour cause ?


Le président Michel Martelly, des responsables et médias et employés du Palais national
Monsieur le Président,

Voilà plus de trois décennies que je parcours le monde pour exercer ce métier de journaliste qui est le mien. Haïti fait partie de ces pays que je suis depuis longtemps, un pays auquel je me suis attaché au fil des années en constatant le courage d’un peuple que rien n’a épargné : ni les éléments, ni les égarements d’hommes avides de pouvoir, d’argent et rarement du sort de leur peuple.

J’ai couvert, comme on dit dans notre jargon journalistique, les périodes Aristide, Préval. J’ai suivi la dernière campagne électorale et votre accession aux plus hautes fonctions de l’État. Et  je me suis promis de venir, six mois plus tard, constater comment un homme ne faisant pas partie du sérail politique haïtien, une super vedette du monde de la musique, avait endossé les habits de Président de la République.

J’ai donc pris contact, fin septembre, avec les services de communication du Palais. En précisant que je voulais faire un portrait de M Martelly, qu’il me faudrait pouvoir le suivre dans ses activités et bien sûr pouvoir l’interviewer. J’ai insisté sur le fait que ma chaîne de télévision n’accepterait de m’envoyer  en Haïti que si j’avais les assurances nécessaires et, seulement, à cette condition.

J’ai reçu, début octobre, l’accord de votre service de communication, avec une date d’interview fixée au 27 octobre et l’assurance que je pourrais vous suivre dans vos activités officielles.

Nous avons donc décidé de nous rendre en Haïti du 19 au 29 octobre. Le 20, j’ai rencontré votre responsable communication en charge de la presse étrangère qui m’a confirmé le rendez-vous du 27 et m’a assuré que le reportage se ferait « sans problème ». J’ai également rencontré votre porte parole. Mêmes assurances. Les jours ont défilé, à chacun de mes appels, nombreux et de plus en plus pressants, la même réponse «  pas d’inquiétude, cela va se faire ».

Et puis, subitement, silence radio. Vos collaborateurs se sont mis aux abonnés absents. Appels téléphoniques, textos, courriels sont restés lettre morte.
Je vous ai rencontré incidemment lors de l’installation de votre ministre des Affaires Étrangères. Et je me suis permis de vous interpeller en vous rappelant que j’étais en Haïti spécialement pour vous rencontrer. « Ce n’est ni le moment, ni le lieu » m’avez-vous répondu. Soit, mais le 27 j’ai appris que vous partiez aux États-Unis… Et le 29, j’ai regagné la France sans le reportage  prévu.

De mes nombreuses années de journaliste, j’ai vu des reportages ne pouvoir se faire pour telle ou telle raison mais jamais lorsque j’avais fait les demandes officielles et reçu les accords préalables et nécessaires. Ainsi en a-t-il été par exemple lorsque je suis venu en Haïti rencontrer MM Aristide, Latortue et Préval.

Je peux comprendre, Monsieur le Président que vous ayez autre chose à faire que de recevoir un journaliste de la télévision française ARTE. Mais alors pourquoi ne pas me le signifier via vos services de communication. Cela aurait permis à ma chaîne d’économiser le coût d’un voyage inutile.

Je regrette par-dessus tout le mépris de vos collaborateurs. Et leur manque de professionnalisme. Se mettre aux abonnés absents quand on se dit « communicants » quelle ironie ! Que pas un d’entre eux n’ait eu le courage et la politesse de m’informer des événements, quelle édifiante leçon !

Monsieur le Président, un peu de respect pour la presse, est-ce trop demander ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma respectueuse considération.

Michel Dumont
Grand reporter ARTE TV
michel.dumont@arte.tv

Saturday, November 5, 2011

Le jour où ma salle de rédaction s'est effondrée

Un journaliste du Nouvelliste, le plus grand et le plus prestigieux quotidien d’Haïti, raconte comment ses collègues et lui ont vécu le drame.

Par Roberson Alphonse

12 janvier 2010. Il est presque 17 heures. À la rédaction du quotidien Le Nouvelliste, rue du Centre à Port-au-Prince, l’heure de tombée est déjà passée. Le journaliste Victor Jean Junior, secoué par ce qu’il vient de voir pour son reportage, révise ses notes. Il revient de l’hôpital où le professeur Jean Anil Louis Juste, de la faculté des sciences humaines, grièvement blessé plus tôt par balle par des tueurs à moto, vient de rendre l’âme. Ce professeur marxiste-léniniste avait soutenu de manière inconditionnelle les nombreuses manifestations estudiantines émaillées d’actes de violence qui, depuis des mois, visent à obtenir le départ du recteur de l’Université d’État d’Haïti. Autour de nous, chacun s’empresse de finir son article, car les correcteurs s’impatientent. Une fin d’après-midi normale, en somme, dans la plus grande – et la plus prestigieuse – salle de rédaction d’Haïti.

Soudain, la terre tremble. Violemment. C’est tout de suite la panique parmi les journalistes. Certains sont tétanisés, d’autres filent déjà vers les escaliers, deux étages plus bas. Trois violentes secousses suivent en moins de quelques secondes. Les vitres des fenêtres volent en éclats pendant que l’on se rue dans l’escalier. Jean Max et Michael, les fils du propriétaire, Max Chauvet, sont déjà sortis de l’immeuble. On ne voit plus rien. Les particules de poussière en suspension rendent l’air irrespirable. En pleine rue, des gens lèvent les mains vers le ciel. « Dieu existe. Dieu existe. Dieu existe! », crient-ils à pleins poumons. Un sentiment de rage et de peur m’envahit.

À une cinquantaine de mètres du journal, Djemps Diomètre, le chauffeur de Ticket Magazine, une publication du groupe Le Nouvelliste, est prisonnier d’une dalle de béton qui a écrasé sa voiture. Je le vois lutter, en vain, contre la mort, lui qui revient à peine de sa lune de miel. Farida, une employée de Magik Haïti (autre publication affiliée au Nouvelliste) sort vivante du véhicule. Miracle. 

Au pénitencier national tout à côté du journal, une émeute éclate. Des rafales d’armes automatiques déchirent l’étrange silence qui s’est abattu sur la ville. Des milliers de prisonniers mettent la prison à sac avant de s’évader. À deux pas, le toit de l’imposant immeuble de la Direction générale des impôts est au même niveau que le sol. Le Palais national s’est lui aussi effondré. Tous les symboles de l’État circonscrits dans ce périmètre maudit sont à terre. 

L’insoutenable

Qui a survécu? C’est la question que chacun se pose, angoissé par la réponse. Les [téléphones] portables sont hors service. Affolés, les gens se placent instinctivement au milieu de la rue, loin des pans de mur qui risquent à tout moment de s’écrouler. Ils prient. Le drame semble raviver leur foi. Des vagues de « Jésus » proférés sur tous les tons montent de la rue comme autant de suppliques sismiques… La nuit sera longue et terrible.

Le publicitaire Ricky Juste est sous les décombres avec sa femme qui vient de mourir dans ses bras ainsi que des journalistes et des animateurs de Radio Magik 9 [membre du même groupe médiatique que Le Nouvelliste] et de Canal 11. Héroïque, Jean-Paul Elie, le directeur de la station de télévision, enjambe les débris malgré les fortes répliques pour secourir d’éventuels survivants. Frédérick Alexis, de Magik 9, sortira lui aussi des décombres plusieurs personnes, équipé d’un simple… marteau. La nuit est tombée, le temps se fait plus frisquet. Les répliques se poursuivent, incessantes, certaines plus fortes que les autres. 

À l’aide de torches ou d’un simple téléphone cellulaire, ceux qui le peuvent cherchent courageusement des survivants. Jean Robert François, reporter à Magik 9 et animateur de Ticket-Magik, est extrait des ruines. L’os frontal à l’air, l’oeil gauche tuméfié, le bras gauche en compote, il implore qu’on lui sauve la vie. Quant à Ronald Duplessis, alias Dj One, il est mort au bout de son sang, un micro planté dans son crâne…

Frantz Duval, le patron de la radio, file avec les blessés à l’Hôpital la Paix. Un seul médecin et une infirmière tentent d’y soigner des milliers de blessés. Dans la cour de l’hôpital, des cadavres gisent, abandonnés. Les répliques et les « Vive Jésus » se multiplient au rythme de l’empilement des cadavres sur les trottoirs. Certains sont recouverts de draps, d’autres gisent à même le sol. On dirait Auschwitz. Haïti vit son holocauste. En quelques secondes, plus de 220 000 personnes sont mortes.
La vie après le séisme

De nombreux journalistes et employés du journal ont perdu parents ou amis et ont été trop traumatisés pour reprendre immédiatement le collier. D’autres ont été évacués vers la République dominicaine ou les États-Unis. 

Certains journalistes ont repris leur travail quelques jours après le séisme, pour la version Web, puisque les presses sont inutilisables et que l’immeuble du journal situé rue du Centre, à un jet de pierre des ministères et du Palais national effondrés, doit faire l’objet de travaux de réfection qui devraient durer des mois. La salle de rédaction du Nouvelliste a été transférée provisoirement à Pétionville.

J’ai été le premier, trois jours après le séisme, à faire des reportages vidéo publiés sur le site Web. J’ai ensuite dû quitter le pays avec mon épouse et mes trois filles, car ma femme et ma fille adoptive ont été blessées dans l’effondrement de la maison familiale. Je suis retourné travailler en Haïti en mars. 

L’atmosphère est lourde. Le Nouvelliste n’a pas déploré de pertes en vies humaines (en attendant un rapport final sur le sort de ses centaines de facteurs), mais des parents et amis de membres du personnel sont morts ou blessés. L’un de nos neuf collègues journalistes de radio Magik 9 est mort à la suite d’une intervention chirurgicale. 

Les presses devraient être opérationnelles en avril. Nous, les journalistes, sommes encore là. Sonnés mais, à mon sens, obligés d’aller de l’avant et d’informer le public. 


* Roberson Alphonse est journaliste au quotidien Le Nouvelliste et directeur de l’information à Radio Magik 9.

Journalistes sous pression

La terre a tremblé, mais la vie – et l’information – ne prend pas de répit. Paroles de journalistes haïtiens, post-séisme.

« Je me bats avec moi-même tous les jours pour garder un moral stable afin de continuer à servir la population en l’informant », Esther Dorestal, journaliste à Radio Métropole, qui vit sous une tente depuis que sa maison a été détruite par le séisme.

« Je dois dire sincèrement que je travaille dans un état d’esprit angoissé. L’inquiétude économique des patrons nous rend inquiets pour notre avenir dans le métier », Joseph Jean Junior, journaliste à Radio Méga Star.

« J’ai commencé la construction de ma maison en 2002, pour enfin arriver à l’achever en 2009. En 2010, elle a été détruite », Rosemond Edmond, journaliste à Radio Kiskeya, qui continue à être en ondes tous les jours au 88,5.

« Depuis la catastrophe, le travail du journaliste – en tout cas pour moi – est multiplié par dix. Je consacre beaucoup plus de temps à la profession et il y a plus de pression que d’habitude », Clarens Renois, journaliste à l’AFP, à HPN et à La Voix de l’Amérique.

Avec la collaboration de Robinson Geffrard, Le Nouvelliste

Source: http://www.fpjq.org  

Friday, October 28, 2011

Multimédia club de presse, portail des journalistes et communicants

Réseau Bon Signe et Réseau 21 and Marketing annoncent pour janvier 2012 le lancement de « Multimédia club de presse », un portail ouvert aux journalistes et communicants des différentes régions d'Haïti

Ce club qui aura son siège à Tabarre, périphérie nord de Port-au-Prince entend devenir un lieu de convivialité et d’échange entre journalistes, communicants, étudiants en journalisme et communication sociale. « Devenir de lieu de passage obligé de tous ceux qui souhaitent trouver un interface dynamique et efficace entre le monde multimédia: travailleurs de la presse, monde culturel, politique, socio-économique… », est l’objectif fixé par les deux associations initiatrices.

Multimédia Club Presse proposera un cyber-centre, d'une bibliothèque spécialisée, un espace de débats, rencontres et de projections ouverts aux journalistes engagés dans le processus de reconstruction de la demi-île dévastée par la violence séisme du 12 janvier 2010. Le club à travers ses rendez-vous se veut un lieu privilégié de discussion et d’animation de la vie publique. Des faiblesses de la presse haïtienne seront posées dans une perspective de renforcement.

Le Club restera aussi au service des journalistes et médias étrangers souvent en mission (productions, formations, échanges…) en Haïti. Il facilitera leur séjour et leur mission dans les différentes régions du pays.

Annuaire 2012 des médias, journalistes et communicants ; création du prix de l’excellence figurent parmi les projets de Multimédia club de presse.

Tuesday, October 25, 2011

Une presse professionnelle se développe en diaspora

Une presse haïtienne professionnelle se développe de plus en plus en diaspora. Elle se démarque de l’affairisme qui l’a caractérisée à ses débuts, à mesure que des journalistes de métier s’y engagent, selon Patrick Eliancy, directeur de l’information à la chaine floridienne Island TV, interviewé par Haiti Press Network à Miami.

Une presse haïtienne se développe et se renforce hors des frontières d’Haïti, avec notamment l’apport de journalistes professionnels d’Haïti et de la diaspora. Au début, indique Patrick Eliancy, des « radioman » louaient des heures d’antennes pour faire du business et s’aventuraient à diffuser des « nouvelles », voire à commenter l’actualité sociopolitique en Haïti. Ce qui a donné une mauvaise presse aux medias de la diaspora.

« Pour beaucoup ici, la radio constitue un business. Se faisant passer pour des journalistes, des gens racontent ce qu’ils veulent sur les ondes partant du principe qu’ils ont payé une heure d’antenne. Il ne s’agit pas de nouvelles ni d’émission de débat, mais surtout d’annonces publicitaires », indique, pour sa part, Elisabeth Guérin, journaliste de Tropik TV qui consent que ces amateurs ont toutefois leur utilité en ce qu’ils peuvent faire passer des messages profitables à la communauté.

Aujourd’hui, soutient Patrick Eliancy d’Island TV, de vrais pro, venant d’Haïti ou évoluant en diaspora, prennent de plus en plus l’espace, font reculer la médiocrité et contribuent à changer l’image d’Haïti. « Dans le temps, faire de la radio en Floride était presque dégradant. Au début, j’ai reçu beaucoup de pressions pour ne pas en faire, se rappelle M. Eliancy. Il faillait bien que des professionnels s’y mettent pour contrecarrer les amateurs ». L’ancien reporter de Radio Antilles dit noter une grande  amélioration ces dernières années. La configuration des médias a changé avec la vague de journalistes laissant Haïti, soit pour des raisons politiques, économiques ou sociales et évoluant maintenant en diaspora.

Une première vague de journalistes et des militants politiques est entrée aux USA après le coup d’Etat de 1991 et ont commencé a intégré les médias d’ici. Une seconde vague est venue après les événements de 2004. Maintenant résonnent sur les ondes des voix comme celles d’Ed Lozama, Pharès Duverné, Alex St-Surin, Elizabeth Guérin, Nixon Saint Hubert, Ady Jean Gardy, Roosevelt Jean-François, Franklin Geffrard, Ricardo Lefèvre, Euvrard St-Amand et bien d’autres», explique M. Eliancy.

Ceci, poursuit-il, contribue à professionnaliser la presse en diaspora. Des émissions de radio bidon et des journalistes amateurs finissent par tomber d’eux-mêmes alors que d’autres continuent à désinformer, à faire uniquement du business, déplore le présentateur de « Island on the air » sur la chaine 578 Comcast. La nouvelle vague de journalistes contribuent à donner une autre image d’Haïti en s’efforçant de diffuser des informations plus objectives, ajoute M. Eliancy.

Par ailleurs, il est souvent reproché à la presse de la diaspora de déformer les nouvelles, surtout négatives, venant d’Haïti. Pour expliquer cela, Patrick Eliancy avance des raisons politiques, surtout en période de grande crise en Haïti. « Par exemple, lors des événements de 2004, un correspondant d’un média de la diaspora en Haïti, exerçant comme journaliste en Haïti, pouvait objectivement relater des faits pour le public haïtien, et les dramatiser pour la diaspora, dépendant de sa sensibilité politique », explique l’ancien journaliste de Télé Haïti qui condamne une telle pratique.
  
Plus de 30 ans de presse haïtienne en diaspora

L’histoire de la presse haïtienne aux USA a commencé en 1978 avec Carmelau Monestime, le fondateur de la première station de radio émettant en créole du Sud de la Floride. Venant du Canada, le pionnier haïtien a lancé l’émission ici Express Publicité sur une radio américaine.

33 ans plus tard, des émissions haïtiennes sont présentes sur plusieurs stations de radio aux USA. Ce sont pour la plupart des heures d’antennes louées par des Haïtiens. Mais il existe trois stations de radio diffusant en grande partie ou totalement des programmes haïtiens. Ce sont Radio Planet, Radio Mega et WLQY émettant sur la fréquence AM.

Pour la télévision, Haitian Television Network (HTN) a été la première à émettre 24/24 et à être disponible sur le câble. Lancée en 2004, l’aventure de la chaine de Claude Mancuso s’est arrêtée en 2006. Actuellement, l’on retrouve en Floride quatre espaces de diffusion de programmes télé haïtiens : Island TV, Tropik TV, NBC Miami et Tele America.

Par ailleurs, plusieurs hebdomadaires haïtiens viennent de la diaspora américaine comme Haïti en Marche, Haïti Progrès, Haïti Observateur, Haïti Liberté et Le Floridien. Les quatre premiers sont distribués en Haïti. De plus en plus de site Internet donnent des nouvelles d’Haïti et de la communauté haïtienne en diaspora en anglais, en français ou en créole.

Jonel Juste

Sunday, October 23, 2011

Formation web multimédia destinée à des journalistes haïtiens

Le Centre opérationnel des médias a l’heureux privilège de soutenir la première et la deuxième phase du projet Solidar’IT qui consiste à soutenir le journalisme local haïtien.
Elodie Vialle, formatrice
L’objectif est de réaliser des sessions de formation technique orientées sur une utilisation plus efficace des nouveaux outils multimédia et internet, et de renforcer les capacités locales des journalistes haïtiens. Un portefolio sonore signé Groupe Medialternatif :